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COMMUNIQUE
18 décembre de chaque année est considéré comme une Journée Internationale des Migrants,



Convention des Nations Unies sur la protection des Droits des Travailleurs Migrants et des membres de leur famille adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa Résolution 45/158 du 18 décembre 1990.

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2009 : 19ème anniversaire de cette Convention que la France et les autres pays d’immigration n’ont toujours pas ratifiée. A cette occasion, le CNMF (Conseil National des Marocains de France) réitère sa demande pour la ratification de cette Convention.

La Convention du 18 décembre 1990 relative à la protection des migrants, vise à assurer la protection et le respect des droits fondamentaux de l’homme qui s’appliquent aux migrants aussi bien à ceux qui sont en situation régulière qu’à ceux qui sont en situation irrégulière. Son objectif premier est aussi de protéger les travailleurs migrants, une population particulièrement vulnérable, de l’exploitation et de la violation de leurs droits humains.

Cette convention, loin de créer de nouveaux droits, n’aspire qu’à faire appliquer les droits fondamentaux de l’homme tels qu’ils sont reconnus universellement aux nouveaux damnés des temps modernes qui sont les immigrés et les réfugiés.

La Convention n’est entrée en vigueur que le 1er juillet 2003. A ce jour, 43 Etats du tiers-monde l’ont ratifiée, seulement des pays d’émigration (dont le Maroc), aucun des pays les plus industrialisés.

Depuis dix-neuf ans, la France, ses partenaires européens et la plupart des pays d’immigration de la planète éludent la ratification. Pourtant la défense des Droits de l’Homme a une portée Universelle et ne peut donc pas exclure les migrants.

Depuis 1990, la précarisation des droits des migrants est en aggravation constante. L’Union européenne offre la libre circulation aux citoyens des Etats membres tout en durcissant, pour les autres, les règles de l’asile et du séjour ; le principe de non-discrimination inscrit dans le traité d’Amsterdam a pourtant exclu la discrimination fondée sur la nationalité. Face à la dégradation des droits des migrants, les Nations Unies ainsi que de nombreuses institutions européennes ou organisations de la société civile rappellent l’importance de la Convention des Nations Unies.

Le Gouvernement français qui prône un rôle accru des Nations Unies dans les affaires internationales ne doit pas rester sourd à ces appels. D’autant plus qu’il a fait la lutte contre les discriminations et l’égalité des chances un cheval de bataille !

Le CNMF dénonce, à l’occasion de cette journée internationale des migrants, l’hypocrisie des politiques européennes qui refusent de reconnaître l’égalité entre les citoyens vivant en Europe, pire les institutions européennes et nationales s’opposent au droit de vivre en famille, elles fragilisent le séjour des étrangers par des lois régressives, elles remettent en cause le droit aux soins, elle criminalise l’immigration en situation irrégulière, elle transgresse les valeurs humaines par des expulsions collectives et elles créent des citoyens à plusieurs niveaux par la négation des droits politiques.

En même temps, ces politiques légitiment les discours de haine, d’exclusion, de racisme et d’islamophobie.

Le CNMF lance un appel au Parlement Européen, à la Commission et au Conseil de l’Europe, pour qu’enfin l’Union Européenne puisse ratifier cette Convention conformément aux valeurs des Droits de l’Homme sur lesquels elle s’est bâtie.

Rappelons que l’Europe n’accueille que 18 Millions d’immigrés sur les 200 Millions de par le Monde. Au moment où elle s’élargit à l’Est et impose des critères de Droit de l’Homme aux nouveaux pays candidats, elle ne peut que se renforcer par l’adoption de cette Convention internationale qui protège les plus vulnérables d’entre les résidents de cette Europe.

Paris, le 4 décembre 2009
Pour le Conseil National des Marocains de France (CNMF)
Mokhtar FERDAOUSSI, Président


 
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