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Réformes nécessaires pour répondre aux exigences de la population et pour la stabilité du Maroc

Le CNMF est Solidaire avec les révolutions des peuples du Monde Arabe.



 



Le 20 février 2011, au Maroc, des dizaines de milliers ont manifesté dans une cinquantaine de villes pour revendiquer la fin de l’exercice arbitraire et absolu du pouvoir, mettre un terme à la corruption et au clientélisme qui étouffent la vie économique, affirmer le droit des citoyens à être traités avec dignité et respect et à pouvoir mener, eux et leurs familles, une vie décente et pour une démocratie véritable.

Les marocains à l’étranger sont solidaires des revendications légitimes de ceux de l’intérieur. A ce titre, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans différentes villes d’Europe, pour soutenir cette initiative et revendiquer l’instauration d’un Etat de droit, la dignité, la justice pour tous ainsi que la lutte contre l’impunité et la corruption qui gangrène notre pays.

Il est vrai qu’à la différence des autres pays de la région, le Maroc reste une exception, les manifestations marocaines avaient pour premier objectif la réforme, et non le renversement du régime.

A cette occasion, le CNMF exprime sa confiance quant aux expressions manifestées au Maroc, pour l’urgence d’accélérer le processus de la transition démocratique et de lutter contre la corruption.

A cet égard, le CNMF se félicite du discours royal du 9 mars dernier, qui a exprimé clairement la volonté d’engager des réformes constitutionnelles profondes qui marquent le début d’une transition démocratique. Une commission a été créée, chargée de faire des propositions sur la révision de la constitution ; celle-ci doit engager des consultations avec toutes les composantes de la société marocaine, partis politiques, syndicats, associations… afin de prendre en considération leurs aspirations.

Les Citoyens Marocains résidents à l’étranger ne doivent être écartés du débat.

Le Souverain dans son discours du 6 novembre 2005, avait annoncé 4 mesures importantes et historiques en faveur de la Communauté Marocaine à l’Etranger :

« Nous avons pris quatre décisions importantes et complémentaires les unes des autres. La première consiste à conférer aux Marocains résidants à l’étranger, la possibilité de se faire dûment représenter à la Chambre des Représentants, de façon appropriée, réaliste et rationnelle.

Quant à la deuxième décision, qui découle, d’ailleurs, de la première, elle porte sur la nécessité de créer des circonscriptions législatives électorales à l’étranger, afin de permettre à nos citoyens à l’étranger de choisir leurs députés dans la première Chambre du Parlement. Il est à noter, à cet égard, qu’ils jouissent, sur un pied d’égalité, des droits politiques et civils que confère la loi à tous les Marocains, dont celui d’être électeurs et éligibles dans le pays.

Notre troisième décision accorde aux nouvelles générations de Notre chère communauté à l’étranger, le droit de voter et de se porter candidat dans les élections, à l’instar de leurs parents, et ce, en application de l’égalité dans la citoyenneté.

Nous donnons, à cette fin, instruction au gouvernement pour prendre les mesures nécessaires à la mise en œuvre de ces trois décisions, lors de la révision de la législation électorale.

A cet égard, Notre volonté de répondre aux aspirations légitimes de nos citoyens résidant à l’étranger, Nous dicte d’aller au-delà de cet objectif, en ouvrant devant eux tous les espaces et toutes formes de participation.

Ceci nous amène à Notre quatrième décision, celle de créer, sous la présidence de Notre Majesté, un Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’étranger, constitué de façon démocratique et transparente, et bénéficiant de toutes les garanties de crédibilité, d’efficience et de représentativité authentique.

Il comprendra également des membres nommés par Notre Majesté parmi les personnalités connues pour leur implication remarquable dans la défense des droits des immigrés marocains et des intérêts supérieurs de la nation, ainsi que des représentants des autorités et des institutions concernées par les questions de l’émigration… ».

Ce discours royal avait suscité, au sein de la Communauté Marocaine à l’Etranger, un énorme espoir et un enthousiasme évident, dans la réparation d’une injustice concernant plus de quatre millions de citoyens vivant à l’étranger, privés depuis 1992 d’un droit constitutionnel confisqué.

Le CNMF s’était immédiatement félicité de cette initiative citoyenne ; d’autant plus que c’était la réponse à l’une de ses principales revendications.

Toutefois, force est de constater que seule une des quatre décisions a vu le jour, à savoir la création du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME), qui se trouve en fin de mandat sans pour autant pondre le moindre avis !

Le CNMF tient une nouvelle fois à réitérer avec force son appui total au discours royal du 6 novembre 2005. Le Maroc doit saisir cette opportunité historique pour réaliser un saut nouveau pour combler le fossé entre le citoyen et le politique, nonobstant les objections et les dénis émanant d’un « microcosme » qui persiste à ignorer les droits fondamentaux de plus de quatre millions de marocaines et de marocains au motif, entre autres, qu’ils ne vivent pas sur le sol de leur mère patrie.

Enfin, le CNMF exprime sa sympathie avec la jeunesse marocaine du «mouvement du 20 février » qui manifeste pacifiquement, exprimant des revendications légitimes et dénonce la répression policière, notamment celle du 13 mars à Casablanca.

Paris, le 16 Mars 2011.
Le Conseil National des Marocains de France (CNMF)

 
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